Transat avec vue sur baie… 

Je crois que si notre nièce Alexandra était ici avec nous, elle serait déjà en train de courir sur la plage et de lancer des boules de sable en l’air avec les autres enfants en criant  « Fon tok !  » (il pleut) … Sans doute grimperait-elle aussi dans les grands filaos qui ourlent Ao Manao, la baie des citrons. 

Long ruban de sable blond, eaux de turquoise et d’aigue-marine. Pics de calcaire couverts de l’émeraude de la forêt. Le tout en plein milieu de Wing 5, base des commandos de marine, où il faut montrer patte blanche pour entrer. La Thaïlande est décidément un pays de paradoxes. 

Des trois baies de Prachuap Khiri Khan, Prachuap pour les intimes, Ao Manao est sûrement la plus belle. D’après Jean-Pierre, elle est aussi belle que Copacabana. C’est dire.

Elle est à l’image de cette petite ville où nous sommes depuis hier. Tranquille et douce. Horriblement paisible et sympathique. Rien à voir, je pense, avec sa voisine, Hua Hin, qui est plutôt réputée pour ses nuits chaudes. À Prachuap, il n’y a guère que des Thaïs qui viennent passer un bon week-end et se relaxer dans des transats, dans l’ombre bleue des filaos. Précisément ce que Jean-Pierre et moi faisons en ce moment. 

Terrifiant. Atroce. 

Avant de venir nous échouer sur cette plage populaire, nous nous sommes un peu baladés en moto (oui Pat: en moto.  J’ai pris sur moi… ) . Nous sommes allés au nord, voir un superbe temple en teck à Ao Noi que mon neveu Rémi adorerait. Une sublime construction aux sculptures toute en délicatesse arachnéenne. Gravi un escalier pour aller saluer un grand Bouddha couché dans une grotte (en réalité, ils sont deux, mais pour le savoir, il faut s’aventurer un peu plus loin dans la caverne en espérant que la lumière ne s’éteigne pas…). Tu vois Lucas, on n’a pas pu s’en empêcher ! Découvert un camp de boy-scouts sans boy-scout qui est en fait un centre de conservation de la nature, avec un joli petit sentier botanique au bord de l’eau… Joué à Easy Riders. Plus easy que riders d’ailleurs. Et avec la seule beauté des paysages comme produit dopant… 

En fait, nous n’arrêtons pas de penser au plaisir que nous aurions à y être avec les nôtres. Luce et Éric, il y a quelque chose ici que je n’avais pas ressenti depuis Libreville. Pat et Suzy, je sais que vous allez adorer. Anne, l’eau est à la température parfaite, si tu vois ce que je veux dire… 

Wish you were here ! 

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