Périple 

Publicités

​Triangle d’or, temple blanc et maison noire

Depuis notre extraordinaire resort de Mae Salong, nous sommes partis ce matin pour un grand tour en voiture – avec chauffeur bien sûr – pour visiter un peu les environs de Chiang Raï. Notre chauffeur dont le prénom m’échappe comme il se doit, met cap au nord. Le paysage est reposant, tout en rizières ourlées de montagnes dans le lointain. Passé un chaînon de collines basses, le Mékong s’offre à nous dans toute sa majesté. La route est en Thaïlande, le Myanmar défile sur notre gauche,  tandis que devant nous, comme un graal inaccessible, s’étendent les jungles du Laos. Nous sommes à Sob Ruak, point triple où s’épousent les frontières des trois pays… 

Nous embarquons pour un tour sur le fleuve. Inespéré. Nous ne pensions pas le moins du monde nous retrouver sur la Mère des Eaux. Et encore moins, quelques minutes après, débarquer en terre lao. Petite émotion, quand bien même il ne s’agit en fait que d’une île convertie en zone économique, genre Pas-de-la-Case en orient et version bonsaï, où les Thaïs viennent acheter cigarettes chinoises et whisky frelaté encore moins cher que chez eux. Nous tournons le dos au grand bouddha qui regarde avec bienveillance vers le sud du haut de son temple en forme de bateau un peu kitch. 

Pour nous retrouver, presque deux heures plus loin – je vous rappelle qu’ici, comme oncle Albert le prônait, la distance, c’est du temps – dans le summum, justement, du kitch : le temple blanc ! Un monument dont on ne peut pas dire qu’il est moche, au contraire. C’est juste étonnant, étrange, incongru, un peu comme si un architecte fou avait décidé construire un vrai temple en meringue italienne agrémentée de perles d’argent. Du rococo sous LSD. Et autant vous le dire, ça vaut le détour ! (petite pensée au passage pour Isa et Philippe) 

Un repas plus loin – car je crois que la bonne bouffe est un point que nous avons en commun avec les Thaïs, surtout si elle est bonne ! – et c’est Baan Dam qui nous accueille. La maison noire, ou plutôt les maisons noires. Un autre délire d’artiste, mais cette fois un cran au dessus. C’est à la fois un musée de plein-air et un parc architectural d’une folie et d’une beauté incroyable, où nous sommes promis de revenir une fois à Chiang Raï. 

Pour en finir avec cette épopée colorée, nous sommes retournés a Doi Mae Salong, celui des montagnes dont l’homonymie avec celui où nous résidons nous a valu notre heureuse mésaventure d’hier. Nous voulions voir des plantations de thé et humer l’air frais des hauteurs. Nous n’avons pas été déçu : au milieu des théiers alignés comme à la parade, nous avons dégusté de délicieux oolong et surtout un subtil thé rouge qui n’est pas, je le précise, du rooibos. 

Et la journée était passé comme un souffle, légère et agréable, ne laissant qu’un sentiment de plénitude indélébile… 

En attendant le départ…

Dans quatre petits jours, nous serons dans l’avion. Rien n’est prêt, bien sûr. Les sacs sont encore dans l’armoire, attendant d’être remplis. Mais, comme d’habitude, nous partons avec le strict minimum : une paire de tee-shirts, un short ou deux, une polaire au cas où dans le nord de la Thaïlande, il fasse plus frais qu’ailleurs…

Seul le programme est à peu près abouti, construit autour des rendez-vous de Jean-Pierre. D’abord peut-être vers Kanchanaburi et la rivière Kwaï, avant de monter dans le Triangle d’or, autour de Chiang Raï, où il y a, paraît-il, de belles plantations. De thé. L’opium cela fait quelques années qu’il n’y en a plus, dit-on.

Un petit passage à Chiang Maï, où l’on nous attend, puis ensuite Lampang qui compterait quelques un des plus beaux wat en bois du pays.

Après un petit passage à Bangkok, direction le sud, vers Hat Yai et Songkla, avant d’entamer une longue remontée vers la capitale en nous arrêtant où bon nous semblera : Kho Tarutao peut-être, Krabi et ses pitons calcaires émergeant des eaux turquoises, Prachuap Khiri Khan, Hua Hin et sans doute Phetchaburi…

Pas de Laos cette année, donc. L’idée de rentrer par Vientiane et de ressortir par Huay Saï, au nord, comportait plus de temps de transport que de séjour sur place. Ce sera donc pour l’année prochaine !

PS : Il y a une carte évolutive dans le bandeau à gauche, sous le titre « à propos ».